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Lancement9 min15 septembre 2026

Que faire après la création de sa micro-entreprise (INPI) ? La checklist visibilité complète

Votre micro-entreprise est immatriculée : voilà les démarches à ne pas rater, puis les 7 éléments que vos premiers clients cherchent (fiche Google, domaine, site, email pro, logo, annuaires, avis), dans le bon ordre.

Le guichet unique de l'INPI vous a envoyé le mail : votre micro-entreprise est créée, le SIRET est en route. Et là, un grand vide. Personne ne vous dit ce qui vient après. Vous avez un numéro, mais aucun client ne sait que vous existez.

Cet article est la liste que j'aurais aimé avoir : d'abord les démarches administratives qu'il ne faut vraiment pas rater, puis surtout la checklist visibilité — tout ce que vos premiers clients vont chercher avant de vous appeler. Elle vaut pour une micro-entreprise comme pour une SASU ou une EURL : le raisonnement est le même, seul le papier change.

D'abord, les démarches que l'INPI ne fait pas à votre place

L'immatriculation est faite, mais la vie administrative commence juste. Voilà ce qu'il faut caler dans les premières semaines, dans cet ordre :

  1. Attendre le SIRET, et le vérifier. Il arrive par courrier ou sur votre espace INPI. Tant que vous ne l'avez pas, vous ne pouvez pas facturer. Vérifiez que l'adresse et le code APE correspondent bien à votre activité : une coiffeuse à domicile classée en « commerce de détail » va créer des problèmes plus tard.
  2. Créer votre espace sur autoentrepreneur.urssaf.fr. C'est là que vous déclarez votre chiffre d'affaires, tous les mois ou tous les trimestres selon ce que vous avez choisi. Même à zéro, la déclaration est obligatoire.
  3. Ouvrir un compte bancaire dédié. Il devient obligatoire dès que vous dépassez 10 000 € de chiffre d'affaires deux années de suite, mais faites-le tout de suite : mélanger vos courses et vos encaissements clients, c'est l'enfer au moment de déclarer.
  4. Vérifier vos assurances. Dans le bâtiment, la décennale n'est pas une option, c'est la loi — et sans elle, pas de chantier. Pour les autres métiers, une responsabilité civile pro est fortement conseillée : un coach sportif dont un client se blesse, un paysagiste qui abîme une clôture, ça arrive.
  5. Préparer un modèle de facture conforme. SIRET, adresse, numéro de facture qui se suit, et la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » tant que vous êtes en franchise de TVA.

Ça, c'est le socle légal. Il ne vous ramène pas un seul client. C'est la suite qui compte.

La checklist visibilité : ce que vos premiers clients vont chercher

Mettez-vous une seconde à la place de quelqu'un qui a entendu parler de vous. Il tape votre nom sur Google, ou « plombier + votre ville ». Que trouve-t-il ? Si la réponse est « rien », il appelle quelqu'un d'autre. Voilà les sept éléments qui, ensemble, font qu'une nouvelle entreprise existe vraiment aux yeux de ses clients. C'est exactement ce qu'on assemble dans le pack création entreprise, mais vous pouvez aussi tout faire vous-même : l'important est de ne rien oublier.

1. La fiche Google Business, avant tout le reste

C'est le premier réflexe des clients locaux : la carte, les trois fiches en haut, les avis. Une entreprise sans fiche n'apparaît jamais sur cette carte. Créer la fiche prend une demi-heure ; la faire remonter demande une catégorie précise, une description écrite avec les mots que vos clients tapent, de vraies photos de votre travail et des horaires justes. On détaille la méthode sur la page fiche Google Business pour votre entreprise.

Attention à une erreur fréquente chez les micro-entrepreneurs à domicile : si vous n'avez pas de local, ne mettez pas votre adresse personnelle en vitrine. Google permet de masquer l'adresse et de déclarer une zone d'intervention. Un électricien qui rayonne sur trente communes doit le dire à Google, sinon il n'apparaît que dans sa rue.

2. Un nom de domaine à votre nom

Réservez-le maintenant, même si le site vient plus tard. Le nom de votre entreprise en .fr, court, sans tiret si possible. Ce domaine porte ensuite votre site et votre email pro : c'est la pièce qui relie tout le reste. Et c'est un actif qui vous appartient — on explique pourquoi c'est important sur la page domaine et hébergement.

3. Un site web, même simple

La fiche Google attire l'attention. Le site rassure et convertit. Une page d'accueil claire, vos prestations, votre zone, vos photos, un bouton pour appeler ou prendre rendez-vous. Pas besoin de vingt pages : un food truck a besoin de son emplacement du jour et de sa carte, une esthéticienne de ses soins et d'une réservation en ligne, un plombier d'un numéro bien visible et de ses quartiers d'intervention.

Si vous hésitez entre le faire vous-même sur un constructeur, une agence ou un freelance, j'ai comparé les quatre options dans Wix, agence ou freelance : quel choix pour un artisan.

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4. Un email professionnel

Envoyer un devis depuis « kevin.plomberie69@gmail.com » vous coûte des clients sans que vous le sachiez jamais. Un email en contact@votre-entreprise.fr, avec une signature propre (nom, téléphone, site), change la perception en une seconde. C'est l'élément le moins cher de toute la liste et le plus souvent oublié. Détails sur la page email professionnel d'entreprise.

5. Un logo cohérent partout

Pas besoin d'un chef-d'œuvre. Il faut un logo lisible en petit (sur la fiche Google, sur une carte de visite) et déclinable en une couleur (sur un véhicule, une facture). Le point clé n'est pas la beauté du logo, c'est qu'il soit le même partout : fiche Google, site, email, cartes. Le client qui vous voit trois fois doit reconnaître la même entreprise trois fois.

6. Les annuaires : Pages Jaunes, Waze, Apple Maps, Bing

Ils paraissent dépassés, et pourtant. Un client qui utilise Waze ou Apple Plans ne vous trouve pas via Google Maps. Les Pages Jaunes restent consultées par une clientèle plus âgée, qui est aussi celle qui appelle un artisan plutôt que de comparer dix sites. Et surtout, Google recoupe ces annuaires : des informations identiques partout (même nom, même adresse, même numéro) renforcent votre fiche. Des informations contradictoires la fragilisent.

7. Les premiers avis

Une fiche à zéro avis fait peur. Vos premiers clients, même s'ils sont des proches ou des voisins pour qui vous avez vraiment travaillé, doivent être invités à laisser un avis. Demandez-le juste après la prestation, quand la satisfaction est fraîche, avec le lien direct vers votre fiche. Un QR code sur le comptoir ou sur la facture fait le travail sans que vous ayez à le redemander.

Dans quel ordre s'y prendre

Si vous faites tout vous-même, voilà l'ordre logique. Chaque étape prépare la suivante :

  1. Le nom de domaine et le logo. Tout le reste va les réutiliser : autant les avoir avant.
  2. L'email pro. Il vous sert dès le premier devis, et c'est lui que vous mettrez sur la fiche Google et les annuaires.
  3. La fiche Google Business. Créée avec les bonnes infos, les bonnes photos, la bonne zone.
  4. Le site. Relié à la fiche dans les deux sens : la fiche pointe vers le site, le site affiche la fiche et les avis.
  5. Les annuaires. En dernier, en copiant exactement les informations de la fiche Google.
  6. Les avis, en continu. Dès la première prestation, et sans jamais s'arrêter.

Les erreurs qu'on voit tout le temps

  • Commencer par les cartes de visite. C'est rassurant, c'est concret, et c'est inutile tant qu'il n'y a ni site ni fiche Google dessus. Le client qui reçoit la carte va vous chercher en ligne — et ne rien trouver.
  • Un nom différent à chaque endroit. « Dupont Élec » sur la fiche Google, « Dupont Électricité » sur le site, « EI Dupont Jean » sur les Pages Jaunes. Google ne comprend pas que c'est la même entreprise, et vos clients non plus.
  • Le site « en attendant » sur une plateforme gratuite. Avec la publicité de la plateforme, un sous-domaine imprononçable, et un nom de domaine jamais réservé. Trois mois plus tard, tout est à refaire.
  • Attendre d'avoir des clients pour s'occuper de la visibilité. C'est l'inverse : la visibilité fait venir les clients. Les paysagistes qui montent leur fiche Google en janvier ont leurs premiers appels au printemps ; ceux qui la montent en mai regardent la saison passer.
  • Confondre la fiche Google et un site. La fiche seule plafonne vite, on l'explique dans pourquoi votre fiche Google Maps ne suffit pas.

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Le raccourci : tout monter en une fois

Chacun de ces sept points est faisable seul. Le problème, c'est qu'ils arrivent tous en même temps, au moment précis où vous avez le moins de temps : vous faites vos premiers devis, vos premiers chantiers, vos premières déclarations. Et un logo choisi un dimanche soir, une fiche créée à moitié, un site remis à plus tard, ça donne une entreprise en patchwork.

C'est pour ça que chez LemonVentures on assemble tout ça d'un bloc dans le pack création entreprise : site avec nom de domaine, logo, fiche Google, email pro, annuaires — cohérents entre eux dès le premier jour, avec les options utiles à votre métier (référencement local, plaque avis Google, cartes, flocage). Sur mesure : vous ne payez que ce qu'il vous faut, avec un devis clair et détaillé avant tout paiement. Et tout vous appartient, sans abonnement.

Vous nous envoyez un email de 5 minutes avec votre métier, votre ville et ce que vous avez déjà, et on monte le reste pendant que vous faites votre métier.

SM
Solan Mollon

Fondateur de LemonVentures. On équipe les entreprises locales qui se lancent : site web, logo, fiche Google, email pro — le kit complet pour exister en ligne dès le premier jour.

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